
Le dernier baromètre sur la santé au travail publié en mai 2026 souligne l’émergence massive du technostress. Malgré les cadres légaux sur la déconnexion, l’intégration des outils collaboratifs automatisés génère une pression inédite sur les fonctions cognitives des salariés.
L’enquête nationale de mai 2026 révèle que plus de 40 % des collaborateurs qualifiés souffrent de fatigue informationnelle. Ce phénomène ne découle pas uniquement du volume de dossiers, mais de la fragmentation constante de l’activité. Les alertes incessantes et l’immédiateté imposée par les nouveaux outils de communication dégradent la capacité de concentration et alimentent un sentiment de submersion.
Télétravail et « disponibilité permanente »
Le rapport pointe également les dérives du travail hybride. Sans une régulation stricte, le domicile devient le lieu d’une « vigilance numérique » constante, où les salariés se sentent tenus de justifier leur productivité par une réactivité immédiate. Cette porosité entre les sphères de vie empêche la récupération psychologique nécessaire, augmentant mécaniquement les risques de troubles anxieux.
Pour une écologie de l’attention
Face à ce constat, les instances de prévention préconisent de passer de la « charte théorique » à des protocoles d’usage réels. L’enjeu est de sanctuariser des périodes de silence numérique et de hiérarchiser les canaux d’échange. La lutte contre les risques psychosociaux en 2026 exige désormais une réflexion collective sur la préservation de l’attention, considérée comme une ressource de santé à part entière.
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